De si parfaites épouses

Lori Roy

Le Masque

  • par (Libraire)
    17 avril 2016

    De si parfaites épouses

    Fin des années 50, Détroit connaît une crise importante : les grandes usines ferment peu à peu, celles qui subsistent cherchent de la main d’œuvre moins chère et se tournent vers les Noirs. Le milieu ouvrier blanc souffre : l'aristocratie ouvrière s'effondre discrètement mais sûrement. Si l'univers masculin vacille, les femmes tentent de ne pas voir : elles préparent des ventes de charité, passent leur temps à cuisiner dans des cuisines suréquipées, récurent les maisons et les jardins dans cet univers où les maisons sont si proches les unes des autres qu'aucune vie n'est strictement privée et où il faut faire montre de la plus belle réussite, alors même que le quartier se paupérise (c'est à dire que les Noirs s'installent eux aussi à proximité des usines).
    C'est dans ce contexte qu'intervient la disparition d'Elisabeth, une jeune femme attardée. Les hommes se mettent à sa recherche, les femmes assurent l'intendance : ainsi va la vie dans cette société aux rôles très définis, même en cas de crise. Mais mine de rien, les femmes aussi mènent l'enquête, tout comme elles vivent leur liberté : discrètement et sans revendication.
    Un polar qu'on ne lâche pas qui vous emmène dans les coulisses de la réussite à l'Américaine. Un livre joyeux en apparence mais véritablement noir au fond.


  • par (Libraire)
    21 novembre 2015

    L'été 1958, l'installation d'une population noire dans un quartier de Détroit va semer la suspicion auprès de ces parfaites épouses blanches. L'insécurité va s'installer. Elisabeth, jeune femme blanche "simple d'esprit" a disparu alors qu'une prostituée noire vient d'être assassinée. Les hommes partent à la recherche de cette adolescente alors que les femmes continuent à préparer des gâteaux en les attendant. Ces épouses ne seraient-elles pas aussi parfaites qu'elles ne le laissent supposer?
    Nous sommes ici au coeur de la société américaine des années 50.
    L'enquête policière sera le prétexte pour mettre en scène une société en pleine déliquescence.


  • 3 novembre 2015

    Détroit, fin des années 50. Des couples et des familles qui appartiennent à la classe moyenne vivent dans un quartier calme. Les maris travaillent à l'usine et les épouses comblent leurs journées par des courses, des tâches ménagères et des actions bénévoles. Un quartier où tout se sait et où donc tout le monde fait attention à son attitude. Une jeune femme de couleur est retrouvée assassinée non trop loin de l'usine mais l'affaire ne fait pas de bruit. Le clivage entre les deux communautés existe et on ne se mélange pas. Mais quand Elizabeth une jeune femme qui n'avait pas toutes ses facultés disparait, tout le quartier se mobilise.

    L'auteur s'intéresse à ces femmes aux vies si bien ordonnées en apparence. A travers les voix de Grace, de son amie Julia, et de Malina une voisine, on découvre une communauté soudée mais la disparition d'Elizabeth va bousculer la vie des habitants. Des blessures cachées anciennes vont refaire surface et d'autres vont s'accentuer ou voir le jour.
    L'atmosphère est palpable comme les tensions ou les douleurs que l'auteur sait rendre parfaitement. Et derrière les apparences si lisses, tout est bien différent. A découvrir !


  • 25 octobre 2015

    carte postale de l'idéal américain

    Detroit, fin des années cinquante. Dans un quartier blanc résidentiel, les maisons sont parfaitement entretenues et les familles sont idéales. Les épouses, excellentes maîtresses de maison, veillent, comme il se doit, au confort de leurs maris et organisent des ventes de charité. Pourtant, dans chaque foyer se cache une faille, qui va croître lorsque la tranquillité du quartier va être bouleversée : d'abord un assassinat , puis une disparition, le tout avec la crainte ignorante liée à l'installation proche de voisins noirs.


  • par (Libraire)
    27 août 2015

    Lorsque vous pénétrez le quartier blanc d'Adler Avenue, la première image qui vous vient à l'esprit est celle d'un quartier propre et paisible. Pas de pelouse jaunie, pas de haie mal taillée, pas de voiture accidentée. Rien. Tout est parfaitement à sa place, coupé au carré, dans les règles de l'art. Les femmes sont à la maison, parfaites petites ménagères attendant le retour de leur mari. Les hommes sont au travail, toujours à l'heure, toujours serviables. Mais rapidement, le lecteur va se voir offrir un laisser-passer dans la vie intime de trois femmes, Malina, Julia et Grace et découvrir qu'« il faut se méfier de l'eau qui dort »...
    Plongez au cœur de ce quartier, vous en ressortirez méfiant, soupçonneux et ne regarderez plus vos voisins de la même façon...


  • 27 août 2015

    Une femme disparaît...

    Lori Roy revient illuminer l'été des amoureux du roman noir. Il y a deux ans, les éditions du Masque avaient fait le pari de sortir en plein mois d'août son " Bent road ", auréolé du prix du premier roman au palmarès 2012 des Edgar. L'histoire d'une famille de « petits Blancs » revenus vivre dans leur village du Kansas pour fuir les émeutes raciales de Detroit. La chronique tendre et amère d'une Amérique pauvre et invisible, mais rattrapée par la violence. Cette année encore, c'est en éclaireur de la rentrée littéraire que l'éditeur lance son deuxième livre, « De si parfaites épouses », inspiré par la même ville, où elle a vécu entre son Kansas natal et la Floride.

    Le décor est celui d'une banlieue de la classe moyenne blanche, à la fin des années 50. L'usine voisine dicte la carrière des maris comme celle des épouse, bornée à les soutenir, élever leurs enfants ou rêver d'en avoir.

    Lire la suite de la critique sur le site o n l a l u


  • par (Libraire)
    25 août 2015

    Détroit, 1958. Un meurtre et une disparition secouent le quartier d'Adler Avenue en ce début d'été. Dans cette partie blanche de la ville vivent les familles typiques de la middle class américaine. Malina, l'épouse modèle toujours impeccable, Grace, la douce, enceinte de huit mois et Julia, au bord de la crise de nerfs avec la garde estivale de ces deux nièces, devenues les" petites terreurs" du quartier.
    Face à l'angoisse montante causée par cette vague de violence, les voisins s'organisent. Tandis que les hommes prêtent main forte à la police dans les battues, nos épouses abreuvent le quartier en rumeurs de toutes sortes, jusqu'à accuser les familles noires arrivées depuis peu. La tension devenant de plus en plus palpable à mesure que l'enquête piétine .
    Bien plus qu'un policier à l'intrigue bien ficelée, Lori Roy réalise une véritable chronique de mœurs des États-Unis du début des années 60. Un portrait sans concession de ces premières "Desperate Housewives" en pleine crise raciale et familiale. Un regard parfois tendre mais souvent grinçant de ces épouses modèles bien loin des clichés. Alors si vous aimez les secrets invitez-vous chez nos voisines parfaites, vous ne serez pas déçu.


  • par (Libraire)
    8 août 2015

    Dans la banlieue blanche de Détroit de la fin des années 50, les apparences cachent souvent une réalité sordide et froide. Lorsque le maintient d'un certain decorum se mêle aux bas instinct d'une population sur le qui vive les drames se produisent et mettent à mal toute une communauté. Le meurtre d'une femme noire près des usines automobiles ne fait pas grand bruit. A peine soulève-t-il l'indignation des si parfaites épouses de l'Adler avenue, plus préoccupées par ce que leurs maris peuvent faire avec ces femmes à la sortie de l'usine que de la mort d'un être humain. Aussi, lorsque la jeune Elizabeth disparait un soir, les passions se déchaînent et les tensions s'exacerbent entre les riches blancs d'Adler avenue et la petite communauté noire fraîchement installée non loin de là.
    En créant un univers presque circoncis à la seule avenue, Lori Roy fait monter la tension comme dans un huit clos et démonte un à un les faux semblants de cette rue si tranquille. Le rêve américain, le racisme latent et le début du déclin de Détroit, tout se mêle pour nous offrir un roman passionnant, dur et bouleversant jusqu'à la dernière page.


  • par (Libraire)
    16 juillet 2015

    Les souveraines apparences

    Après s'être attaqué au puritanisme américain en milieu rural avec brio dans son premier roman, Les secrets de Bent Road, Lori Roy continue d'écorner la bienséance et le règne dominant des apparences dans l'Amérique blanche de la fin des années 1950. Déjà dans Bent Road, il était question de la ville de Détroit, que les personnages quittaient devant la montée des émeutes raciales pour rejoindre le Kansas. Ici, c'est dans le quartier blanc de la ville que l'auteur américaine plante le décor de ce récit qui hésite entre le roman noir et et le roman de mœurs. Une jeune femme "de couleur" est retrouvé assassinée dans une demeure délabrée au nord du quartier. Mais l'enquête est rapidement éclipsée par la disparition Elizabeth, une jeune femme simplette. Et blanche. C'est le premier pavé dans la mare. Entre incompréhension et soupçon à l'égard de la petite communauté noire, un climat hostile s'empare des lieux tandis que les recherches s'organisent. Avec minutie, Lory Roy ouvre la porte de ces pavillons américains et nous montre que derrière les apparences (maisons entretenues, épouses dociles, sinon serviles, maris travailleurs), la haine, la médiocrité, la tromperie, la suspicion et plus horrible encore la pédophilie ont cours.

    Lentement et avec un art consumé de la construction et des retournements (jusqu'aux dernières pages), Lori Roy poursuit sa démystification d'une certaine idée de l’Amérique. Sans asséner de morale. A suivre donc.